Agriculture Urbaine

Cool Roof & Agriculture Urbaine : La Synergie Gagnante pour les Toitures IDF

L'Île-de-France compte plus de 100 hectares de toitures agricoles et le mouvement s'accélère. Découvrez comment le Cool Roof s'associe aux projets d'agriculture urbaine pour créer des toitures multifonctionnelles : rafraîchissement du bâtiment, production alimentaire locale, biodiversité et lien social.

10 février 202613 minÉquipe Hélios

📊 Chiffres Clés

Toitures agricoles IDF100+ ha
Fermes urbaines actives85
Réduction température-8 à -12°C
Production possible15-25 kg/m²/an

L'Île-de-France compte plus de 100 hectares de toitures agricoles et le mouvement s'accélère. Découvrez comment le Cool Roof s'associe aux projets d'agriculture urbaine pour créer des toitures multifonctionnelles : rafraîchissement du bâtiment, production alimentaire locale, biodiversité et lien social.

Introduction : L'Ère des Toitures Multifonctionnelles

Les toitures des bâtiments franciliens représentent un potentiel inexploité considérable. Sur les 250 millions de m² de toitures que compte l'Île-de-France, moins de 5% sont aujourd'hui valorisées au-delà de leur simple fonction de couverture. Pourtant, ces surfaces horizontales ensoleillées constituent des espaces idéaux pour développer des projets à forte valeur ajoutée environnementale et sociale.

L'agriculture urbaine connaît un essor spectaculaire en région parisienne depuis 2015. Des friches industrielles aux toits d'immeubles, en passant par les parkings souterrains reconvertis en champignonnières, les initiatives se multiplient pour rapprocher la production alimentaire des consommateurs urbains. en 2026, l'Île-de-France compte plus de 100 hectares de surfaces agricoles urbaines, dont une part croissante installée sur les toitures-terrasses des bâtiments tertiaires, logistiques et résidentiels.

Parallèlement, la prise de conscience des problématiques de surchauffe urbaine pousse de plus en plus de propriétaires à traiter leurs toitures avec des revêtements réfléchissants Cool Roof. En réfléchissant 95% du rayonnement solaire, ces solutions réduisent la température de surface de 40 à 50°C et contribuent efficacement à la lutte contre les îlots de chaleur.

Loin d'être concurrentes, ces deux approches sont en réalité parfaitement complémentaires. Le Cool Roof appliqué sur les zones non cultivées (chemins d'accès, périmètres techniques, zones de stockage) protège le substrat agricole de la réverbération excessive tout en maximisant le rafraîchissement global du bâtiment. Cette synergie permet de créer des toitures véritablement multifonctionnelles : production alimentaire locale, rafraîchissement passif, biodiversité, gestion des eaux pluviales et lien social.

Ce guide explore en détail les opportunités et modalités de cette combinaison gagnante pour les propriétaires, gestionnaires et collectivités franciliennes souhaitant valoriser leurs toitures de manière innovante et durable.

1. L'Agriculture Urbaine en Île-de-France

L'Île-de-France est devenue en quelques années le laboratoire français de l'agriculture urbaine. Portée par une demande croissante de circuits courts, une volonté politique affirmée et l'émergence d'acteurs professionnels innovants, la région multiplie les projets de production alimentaire en milieu dense. Les toitures constituent un gisement particulièrement prometteur pour cette nouvelle forme d'agriculture.

1.1 État des Lieux 2026

100+ ha
Surfaces agricoles urbaines IDF
85
Fermes urbaines professionnelles
35 ha
Sur toitures-terrasses
+40%
Croissance annuelle

Le recensement 2026 de l'agriculture urbaine en Île-de-France, réalisé par l'APUR (Atelier Parisien d'Urbanisme) et l'IAU (Institut d'Aménagement et d'Urbanisme), révèle une dynamique remarquable :

  • Plus de 100 hectares de surfaces agricoles urbaines en production, contre 45 hectares en 2020 - soit un doublement en 5 ans
  • 85 fermes urbaines professionnelles employant plus de 400 salariés permanents et générant un chiffre d'affaires cumulé de 25 millions d'euros
  • 35 hectares installés sur toitures-terrasses, dont 22 hectares sur bâtiments logistiques, 8 hectares sur tertiaire et 5 hectares sur habitat collectif
  • Plus de 500 jardins partagés et potagers collectifs animés par des associations et impliquant 15 000 jardiniers amateurs
  • Croissance annuelle de +40% des surfaces en production depuis 2020, portée par les grandes opérations d'aménagement (Village Olympique, Campus Condorcet, etc.)

Les principaux pôles de développement se situent dans le nord-est parisien (Plaine Commune, Est Ensemble), le sud francilien (Grand-Orly Seine Bièvre) et les zones logistiques de grande couronne (Sénart, Roissy). La Ville de Paris s'est fixé un objectif ambitieux de 30 hectares de surfaces agricoles urbaines à horizon 2030, dont la moitié sur toitures.

1.2 Types de Projets d'Agriculture Urbaine sur Toiture

Ferme Urbaine Professionnelle

Production maraîchère intensive en bacs ou pleine terre. Cultures de légumes feuilles, aromates, petits fruits. Vente directe, restauration, AMAP. Surface type : 2 000 à 15 000 m².

15-25 kg/m²/an

Potager Partagé

Parcelles individuelles ou collectives cultivées par les habitants. Forte dimension sociale et pédagogique. Souvent en copropriété ou habitat social. Surface type : 200 à 1 000 m².

Lien social

Végétalisation Extensive

Tapis de sedum et plantes grasses à faible entretien. Objectifs : biodiversité, rétention eau, isolation. Compatible avec Cool Roof périphérique. Surface type : 500 à 10 000 m².

-3 à -5°C

Toiture Productive Mixte

Combinaison agriculture + panneaux solaires + Cool Roof. Optimisation maximale de la toiture. Modèle économique diversifié. Surface type : 3 000 à 20 000 m².

Triple fonction

Verger/Rucher Urbain

Arbres fruitiers nains, petits fruits, ruches. Production de miel urbain labellisé. Pollinisation locale. Surface type : 500 à 3 000 m².

Biodiversité

Champignonnière Indoor

Production de champignons en containers ou locaux techniques. Valorisation des espaces couverts. Économie circulaire (marc de café). Surface type : 50 à 500 m².

Toute l'année

1.3 Acteurs Majeurs de l'Agriculture Urbaine en IDF

L'écosystème de l'agriculture urbaine francilienne s'est considérablement professionnalisé ces dernières années. Plusieurs acteurs majeurs structurent désormais le secteur :

  • Cultivate : Leader français de l'agriculture urbaine sur toiture, gestionnaire de plus de 8 hectares en IDF dont la plus grande ferme urbaine d'Europe à Aubervilliers (14 000 m²). Spécialiste des projets clés en main pour promoteurs et foncières.
  • Sous les Fraises : Pionnier parisien depuis 2013, exploitant de fermes urbaines emblématiques (BHV, Galeries Lafayette). Expertise en maraîchage intensif et circuits ultra-courts.
  • Agripolis : Opérateur de fermes urbaines indoor et outdoor, partenaire de grandes entreprises pour l'animation de potagers d'entreprise et la production locale.
  • Topager : Bureau d'études spécialisé dans la conception et la réalisation de toitures végétalisées productives. Plus de 50 projets livrés en IDF.
  • Mugo : Spécialiste de la végétalisation et de la gestion durable des espaces verts urbains, intervenant sur les toitures tertiaires.

Ces acteurs travaillent en étroite collaboration avec les bailleurs sociaux, promoteurs immobiliers, foncières commerciales et collectivités pour intégrer l'agriculture urbaine dans les projets neufs comme dans la rénovation du parc existant. La plupart ont développé des partenariats avec des applicateurs Cool Roof pour proposer des solutions de toiture complètes et optimisées.

2. Enjeux Thermiques des Toitures Agricoles

Si l'agriculture urbaine sur toiture présente de nombreux avantages, elle se heurte à des contraintes thermiques spécifiques qui peuvent compromettre la réussite des cultures. La toiture-terrasse est un environnement extrême : exposition solaire maximale, réverbération des membranes d'étanchéité, vent desséchant, absence d'inertie thermique du sol naturel. Comprendre ces enjeux est essentiel pour concevoir des projets viables et productifs.

2.1 Surchauffe du Substrat de Culture

Le substrat de culture installé sur une toiture-terrasse est exposé à des conditions thermiques bien plus sévères qu'en pleine terre :

  • Échauffement par le dessous : La membrane d'étanchéité noire sous-jacente peut atteindre 80-95°C en été. Cette chaleur se transmet directement au substrat par conduction, surtout si l'épaisseur de terre est limitée (15-30 cm typiquement).
  • Échauffement par le dessus : L'exposition solaire directe et la réverbération des zones non cultivées (chemins, bordures) chauffent la surface du substrat.
  • Absence d'inertie thermique : Contrairement à la pleine terre qui bénéficie de la fraîcheur des couches profondes, le substrat de toiture est isolé et peut atteindre des températures de 45-55°C en surface.
  • Effet canyon : Les bacs de culture surélevés créent des couloirs où l'air chaud stagne, aggravant les températures locales.

Ces températures excessives sont incompatibles avec le bon développement racinaire de la plupart des légumes. Au-delà de 35°C dans le substrat, les racines souffrent et la plante entre en stress. Au-delà de 40°C, les dégâts peuvent être irréversibles.

Stress Thermique des Plantes : Seuils Critiques

Les cultures maraîchères courantes présentent des seuils de tolérance thermique qu'il est crucial de respecter : Salades et épinards : stress dès 25°C, montée en graines à 30°C. Tomates et courgettes : ralentissement à 32°C, arrêt floraison à 35°C. Aromates (basilic, persil) : flétrissement dès 35°C malgré l'arrosage. Fraisiers : chute des fleurs au-delà de 30°C. Sur une toiture non optimisée, ces seuils sont régulièrement dépassés pendant les 60-80 jours d'été, compromettant gravement les rendements.

2.3 Évaporation et Besoins en Eau Démultipliés

L'environnement thermique extrême des toitures se traduit par une évapotranspiration considérablement accrue par rapport à la culture en pleine terre :

  • Évaporation du substrat : Un substrat à 50°C perd son eau 3 à 4 fois plus vite qu'un sol à 25°C. L'arrosage quotidien devient insuffisant, il faut parfois irriguer 2 à 3 fois par jour en canicule.
  • Transpiration des plantes : Pour se refroidir, les plantes transpirent massivement, épuisant leurs réserves hydriques et les ressources du substrat.
  • Besoins en eau majorés de 50 à 100% : Une ferme urbaine sur toiture non optimisée consomme 8 à 12 litres/m²/jour en été, contre 4 à 6 litres en pleine terre.
  • Coût et logistique : Cette surconsommation grève le modèle économique et pose des problèmes de dimensionnement des réseaux d'irrigation et de stockage.

La réduction des températures ambiantes et de surface permise par le Cool Roof sur les zones non cultivées diminue significativement ces besoins en eau, améliorant la viabilité économique et environnementale des projets.

3. Synergie Cool Roof + Agriculture Urbaine

L'association du Cool Roof et de l'agriculture urbaine sur une même toiture n'est pas seulement compatible : elle est synergique. Chaque solution renforce l'efficacité de l'autre, créant un ensemble plus performant que la somme des parties. Cette complémentarité s'exprime de plusieurs manières.

3.1 Cool Roof Périmétrique : Réduire la Réverbération

Dans une configuration typique de toiture agricole, les zones cultivées (bacs, planches de culture) ne couvrent que 50 à 70% de la surface totale. Le reste est occupé par :

  • Chemins de circulation : Accès pour l'entretien, la récolte, la livraison de substrat et d'intrants
  • Zones techniques : Locaux de stockage, citernes d'eau, pompes d'irrigation, composteurs
  • Périmètres de sécurité : Bandes stériles le long des acrotères, zones de dégagement autour des émergences
  • Surfaces de réserve : Espaces non encore aménagés ou dédiés à l'extension future

Ces surfaces non cultivées, si elles restent en membrane bitumineuse noire, constituent des sources de chaleur intense qui irradient vers les zones de culture adjacentes. Leur traitement Cool Roof apporte des bénéfices majeurs :

  • Réduction de la réverbération : La température des chemins passe de 85-95°C à 40-45°C, divisant par deux le rayonnement thermique vers les cultures
  • Abaissement de la température d'air locale : L'air circulant au-dessus des zones blanches est 8 à 12°C plus frais
  • Protection du substrat périphérique : Les bacs de culture en bordure de chemin ne surchauffent plus par conduction latérale

3.2 Impact du Cool Roof sur les Zones Techniques

ZoneSans Cool RoofAvec Cool RoofBénéfice
Chemins de circulation85-95°C surface40-45°C surfaceConfort travail, moins de réverbération
Local technique/stockage45-55°C intérieur30-35°C intérieurConservation intrants, matériel préservé
Citerne d'eau irrigation35-40°C eau22-28°C eauEau fraîche = moins stress plantes
Périmètre acrotèresRayonnement intenseRayonnement réduitCultures bordure protégées
Zones de compostageSurchauffe, odeursTempérature maîtriséeCompostage optimal, moins nuisances

3.3 Effet Combiné sur le Rafraîchissement du Bâtiment

La combinaison Cool Roof + végétalisation/agriculture offre un effet de rafraîchissement cumulatif sur le bâtiment sous-jacent, supérieur à chaque solution prise isolément :

  • Cool Roof seul : Réduction de la température de toiture de 40-50°C par réflexion du rayonnement. Effet immédiat et constant.
  • Végétalisation seule : Réduction de 15-25°C par évapotranspiration et ombrage. Effet variable selon la saison et l'arrosage.
  • Combinaison optimale : Le Cool Roof sur les zones non cultivées (30-50% de la surface) + la végétation sur le reste permet d'atteindre une réduction moyenne de température de toiture de 35-45°C sur l'ensemble de la surface, avec une excellente homogénéité.

Pour le bâtiment, cette synergie se traduit par une réduction de la température intérieure de 3 à 10°C au dernier étage et des économies de climatisation de 40 à 55%, supérieures à celles obtenues avec l'une ou l'autre solution seule.

4. Configurations Possibles

Selon les objectifs du maître d'ouvrage, la surface disponible et le modèle économique visé, plusieurs configurations de toiture combinant Cool Roof et agriculture urbaine sont envisageables. Chacune présente des avantages spécifiques et répond à des contextes différents.

4.1 Toiture Mixte : Cool Roof Majoritaire + Potager

Cette configuration convient aux copropriétés, immeubles de bureaux et bâtiments tertiaires souhaitant combiner rafraîchissement maximal et animation sociale sans investissement agricole lourd :

  • Répartition typique : 70-80% Cool Roof + 20-30% potager partagé
  • Surface potager : 100 à 500 m² en bacs surélevés ou jardinières
  • Gestion : Association de copropriétaires, comité d'entreprise, prestataire spécialisé
  • Production : Aromates, tomates, salades, fleurs comestibles pour usage collectif
  • Avantages : Fort impact sur le rafraîchissement (Cool Roof majoritaire), lien social, faible maintenance, coût modéré
  • Investissement : 25-40€/m² global (Cool Roof 25-40€/m² + potager 80-120€/m² sur la partie cultivée)

4.2 Ferme Urbaine Intensive + Cool Roof Périphérique

Cette configuration est adaptée aux grandes surfaces logistiques et commerciales visant une production agricole professionnelle avec commercialisation :

  • Répartition typique : 60-70% cultures intensives + 30-40% Cool Roof (chemins, zones techniques)
  • Surface cultivée : 2 000 à 15 000 m² en planches de culture ou bacs professionnels
  • Gestion : Exploitant agricole professionnel (bail rural, convention d'occupation)
  • Production : Maraîchage diversifié, 15-25 kg/m²/an, vente directe et restauration
  • Avantages : Modèle économique viable, emplois locaux, image RSE, rafraîchissement significatif
  • Investissement : 150-250€/m² pour la ferme + 25-40€/m² Cool Roof zones techniques

4.3 Végétalisation Extensive + Cool Roof Complémentaire

Cette configuration privilégie la biodiversité et la gestion des eaux pluviales avec un entretien minimal :

  • Répartition typique : 50-60% végétalisation extensive (sedum) + 40-50% Cool Roof
  • Type de végétation : Tapis de sedum, graminées, vivaces résistantes à la sécheresse
  • Entretien : 1 à 2 passages par an, arrosage naturel (pluie)
  • Production : Pas de récolte alimentaire, mais biodiversité (pollinisateurs) et miel possible
  • Avantages : Très faible maintenance, rétention eaux pluviales 50-80%, biodiversité, esthétique
  • Investissement : 80-120€/m² végétalisation extensive + 25-40€/m² Cool Roof

5. Cas Pratiques en Île-de-France

Plusieurs projets franciliens illustrent concrètement la synergie entre Cool Roof et agriculture urbaine. Ces réalisations démontrent la faisabilité technique et économique de toitures multifonctionnelles performantes.

Entrepôt Logistique Chapelle International - Aubervilliers (93)

Plus grande ferme urbaine d'Europe | 14 000 m² dont 4 500 m² Cool Roof | Exploitant : Cultivate

Avant : Toiture bac acier sombre de 18 500 m² sur entrepôt logistique HAROPA. Température intérieure entrepôt atteignant 42°C en été. Projet initial de ferme urbaine confronté à des problèmes de surchauffe du substrat et consommation d'eau excessive.
Après : Installation ferme urbaine sur 14 000 m² (bacs de culture professionnels). Traitement Cool Roof PrimaTherm® sur 4 500 m² (chemins, zones techniques, périmètres). Température substrat réduite de 12°C en moyenne. Consommation eau diminuée de 35%.
Résultats : Production : 30 tonnes de fruits et légumes/an. 20 emplois créés. Température entrepôt : -8°C. Économies climatisation entrepôt : 120 000€/an. Modèle économique ferme équilibré dès la 3ème année.
Le Cool Roof sur les zones de circulation a transformé les conditions de travail sur la ferme et résolu nos problèmes de surchauffe des cultures en bordure. C'est devenu un standard dans tous nos nouveaux projets.

Ferme Urbaine Toit de l'Usine - Ivry-sur-Seine (94)

Reconversion friche industrielle | 3 200 m² toiture mixte | Projet participatif

Avant : Ancienne usine reconvertie en tiers-lieu. Toiture-terrasse bitumineuse inutilisée de 4 000 m². Projet de ferme urbaine participative porté par une association de quartier.
Après : Aménagement de 2 400 m² de potagers partagés (120 parcelles individuelles + zones collectives). Cool Roof sur 800 m² de chemins et espaces communs. 350 jardiniers actifs du quartier.
Résultats : Production estimée : 8 tonnes/an réparties entre les jardiniers. Température terrasse : -45°C sur zones Cool Roof. Lien social : 350 familles impliquées. Biodiversité : 12 ruches installées, production 180 kg miel/an.
Les chemins en Cool Roof blanc ont complètement changé l'ambiance sur le toit. Avant, c'était un four où personne ne voulait rester. Maintenant, les gens viennent jardiner même en plein après-midi d'été.

Copropriété Les Jardins du Ciel - Montreuil (93)

Résidence de 85 logements | 600 m² toiture | Configuration mixte optimisée

Avant : Copropriété des années 1970 avec toiture-terrasse bitumineuse. Surchauffe insupportable des appartements du 8ème étage. Projet de végétalisation envisagé mais abandonné pour raisons de coût et de portance.
Après : Solution hybride : 400 m² Cool Roof + 200 m² de potager partagé en bacs légers. 24 parcelles attribuées aux copropriétaires volontaires. Chemins et zones communes en Cool Roof blanc.
Résultats : Température appartements 8ème : -7°C mesurés. Charges énergie été : -35%. Valorisation estimée des lots : +3 à 5%. Satisfaction copropriétaires : 95% favorables au projet.
On a trouvé le compromis idéal : ceux qui veulent jardiner ont leurs parcelles, et tout le monde profite de la fraîcheur. Le Cool Roof sur les allées, c'est comme de la clim naturelle pour les apparts du dessous.

6. Mise en Œuvre d'un Projet Combiné

La réalisation d'une toiture combinant Cool Roof et agriculture urbaine requiert une approche coordonnée associant différents corps de métier : étanchéité, paysage, agronomie, structure. Voici les étapes clés et points de vigilance pour réussir votre projet.

6.1 Étapes Clés du Projet

1

Étude de Faisabilité Structurelle

2-4 semaines

Vérification de la capacité portante de la toiture par un bureau d'études structure. Charges à prévoir : substrat saturé d'eau (1 200-1 800 kg/m³), bacs, équipements, personnes. La plupart des toitures-terrasses supportent 150-250 kg/m² en surcharge.

2

Diagnostic Étanchéité

1-2 semaines

Inspection de la membrane existante, détection des fuites éventuelles, évaluation de la durée de vie résiduelle. Le Cool Roof peut être appliqué sur membrane saine. Si réfection nécessaire, intégrer les deux projets.

3

Conception du Plan d'Aménagement

4-6 semaines

Zonage précis : surfaces cultivées, chemins Cool Roof, zones techniques, points d'eau, accès maintenance. Optimisation des flux et de l'exposition solaire. Validation avec exploitant agricole si ferme professionnelle.

4

Application Cool Roof

1-2 semaines

Traitement des zones non cultivées en premier : chemins, périmètres, zones techniques. Application PrimaTherm® en 2 couches. Séchage 24-48h avant circulation.

5

Installation Agricole

4-8 semaines

Pose des bacs ou du substrat, installation du système d'irrigation, plantation. Respecter les zones Cool Roof déjà traitées. Coordination avec l'exploitant pour le calendrier cultural.

6

Mise en Service et Suivi

Continu

Réglage de l'irrigation, suivi des cultures, mesures thermiques comparatives. Ajustements si nécessaire. Formation des utilisateurs (potager partagé).

6.2 Points de Vigilance

Vérifier la portance résiduelle AVANT tout projet : 150 kg/m² minimum pour végétalisation extensive, 300-500 kg/m² pour ferme intensive

Prévoir les accès maintenance : chemins de 80 cm minimum, zones de retournement pour brouettes et équipements

Dimensionner l'alimentation en eau : compteur dédié, stockage si possible (récupération eaux pluviales)

Anticiper l'évacuation des eaux : drainage du substrat, évacuation vers les descentes existantes

Ne pas obstruer les évacuations EP, les émergences techniques et les accès de sécurité

Respecter les distances réglementaires aux acrotères (garde-corps si exploitation régulière)

Coordonner les garanties : décennale étanchéité/Cool Roof + garantie exploitation agricole

Prévoir la convention d'occupation ou le bail rural si exploitant professionnel externe

Conclusion : Vos Toitures ont un Potentiel Inexploité

L'association du Cool Roof et de l'agriculture urbaine représente une opportunité unique de valorisation des toitures franciliennes. Loin d'être concurrentes, ces deux approches se renforcent mutuellement : le Cool Roof protège les cultures de la réverbération excessive et améliore les conditions de travail, tandis que la végétation complète l'effet de rafraîchissement par évapotranspiration.

Les bénéfices sont multiples et mesurables : réduction de 8 à 12°C de la température intérieure du bâtiment, économies d'énergie de 40 à 55%, production alimentaire locale de 15 à 25 kg/m²/an pour les fermes professionnelles, création de lien social pour les potagers partagés, contribution à la biodiversité urbaine et à la gestion des eaux pluviales.

Les 100 hectares de toitures agricoles que compte déjà l'Île-de-France ne représentent qu'une fraction du potentiel réel. Des millions de m² de toitures-terrasses attendent d'être valorisés. Les retours d'expérience des projets pionniers, comme la ferme Cultivate d'Aubervilliers ou les potagers partagés de Montreuil, démontrent la faisabilité technique et économique de ces aménagements combinés.

HÉLIOS accompagne les porteurs de projets d'agriculture urbaine dans l'optimisation thermique de leurs toitures. Notre expertise Cool Roof, combinée à notre réseau de partenaires spécialisés en végétalisation et agronomie urbaine, nous permet de proposer des solutions complètes et performantes. Que vous soyez gestionnaire d'entrepôt logistique, syndic de copropriété, bailleur social ou collectivité, vos toitures peuvent devenir des espaces productifs, rafraîchissants et vivants.

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